LAFOSSE, Philippe-Etienne, dit LAFOSSE fils.- Cours d’hippiatrique

 

LAFOSSE, Philippe-Etienne, dit LAFOSSE fils.- Cours d’hippiatrique, ou traité complet de la médecine des chevaux, orné de soixante & cinq planches gravées avec soin. Par M. Lafosse, Hippiatre.- A Paris, chez Edme, Libraire, rue des Carmes, au collège de Presle. Et chez l’Auteur, rue de l’Eperon, 1772. Avec privilège du Roi.- (450 x 335 mm) Deux volumes de format grand in-folio avec pour le premier 5 feuillets pour le frontispice, le faux-titre, le portrait de l’auteur par Harguiniez et gravé par Michel, le titre imprimé, la dédicace à son Altesse Charles-Eugène de Lorraine, xj pages pour la préface et l’approbation, xvii pages pour l’explication des planches et les errata, 186 pages de texte et 46 planches dont beaucoup sont dépliantes et contiennent des erreurs de numérotation. Pour le second volume 215 pages de texte allant de la page 187 à la page 402, 19 planches allant de la planche 47 à la planche 65 et vj pages de table. Demi veau à coins de l’époque, dos à nerfs ornés de leur pièce de titre en maroquin rouge et de roulettes dorées, tranches granitées.

14 000 €

LAFOSSE 2

            Tirage de tête sur Grand Papier de l’unique édition de ce véritable monument élevé à l’hippiatrie, pour la réalisation duquel rien ne fut négligé : papier, impression, dessin, gravure, tout y est de la meilleure qualité. Lafosse est une des personnalités de son siècle qui a le plus fait progresser sa spécialité. Ecarté de l’enseignement de la toute nouvelle Ecole Vétérinaire d’Alfort par la volonté de son rival Bourgelat auquel il vouera toujours la haine la plus farouche, il ouvre un cours d’hippiatrique privé où il enseigne à des maréchaux et à des vétérinaires étrangers parfois envoyés à Alfort par leur gouvernement.

Avec son cours d’hippiatrique, il signe non seulement l’ouvrage le plus complet écrit jusqu’alors sur ce sujet, mais un des plus beaux livres techniques de son siècle. Les planches dessinées par Harguiniez, qui a aussi exécuté celles de l’article Manège de l’encyclopédie, sont d’une qualité et d’un rendu hors du commun. Elles renferment une quantité importante de figures qui ont trait à l’extérieur, l’anatomie, la ferrure, les instruments et le mobilier de la forge, les maladies, les tares, etc… Après ceux de l’Italien Ruini et de l’Anglais Stubbs (également présents dans le catalogue), cet ouvrage est le premier écrit par un Français à innover dans le domaine de l’anatomie du cheval. Cette partie est traitée avec d’autant plus de rigueur que l’auteur y prend plaisir à réfuter les erreurs et les omissions commises par son rival et ennemi Bourgelat. Suite à son succès, cet ouvrage sera traduit en plusieurs langues dont l’Allemand et l’Espagnol et sera régulièrement pillé par les vulgarisateurs de tous poils pendant plus d’un siècle.

Bel exemplaire dans sa première reliure, sur grand papier, à très grandes marges et le seul trouvé à ce jour dont les deux parties du texte sont reliées en deux volumes distincts, sans doute afin de le rendre plus facilement manipulable. Il est rare de trouver cet ouvrage en bon état, complet et surtout sur grand papier car seul un nombre restreint d’exemplaires du tirage de tête ont bénéficié de cette particularité.

Mennessier: II, 20 – Nissen: 2360 – Huth: 46 – Cohen: 587 – Brunet: III, 765: “Ouvrage fort bien exécuté et qui a été longtemps le meilleur que l’on eut sur cette science” – Mellon: 61 – Leclainche: II, 47 et suiv – Graesse: IV, 77

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